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Construire un profil de "bon élève" |
| Malgré P. Bourdieu est ses
épigones selon lesquels la "méritocratie" des concours ne
serait qu'une supercherie puisque le secret de la réussite par le
savoir s'apprendrait hors des institutions chargées de le
transmettre, il ne nous semble pas démontré que, dans l'ordre
intellectuel, aisance et adresse, art de faire et de dire relèvent
exclusivement - ni même principalement - du mimétisme familial ou
d'un "ethos de classe". Préparer un exposé d'un
quart d'heure, cela s'apprend, comme on apprend à rédiger une
dissertation en quatre ou cinq heures. Tout savoir faire méthodologique est a priori enseignable. Yves LORVELLEC |
La réponse est à la fois simple et complexe !
Simple d'abord, car la pédagogie de maîtrise, sans prétendre au titre de science, se veut autant que faire se peut d'inspiration scientifique : elle engrange le bilan du passé, conserve les acquis et tire la leçon des erreurs ou "faits polémiques", intègre de surcroît des apports nouveaux lorsqu'ils arrivent, pourrions nous dire, sur le marché. Ses bons résultats sont donc dans la logique de l'histoire.
Complexe cependant, car la mise en cohérence de ces éléments disparates ne va pas de soi, en pédagogie, quand il s'agit de rester dans le domaine du possible et de la pratique quotidienne de la classe.
Quelques repères :
Dans notre approche pédagogique particulière, le moment de BILAN, dont les objectifs centraux ont été définis par ailleurs, constitue en lui même, par le brassage permanent des notions étudiées auquel il procède, un exercice d'entraînement mental spécifique, contribuant à la mobilité et de l'agilité de la mémoire.
Construire un profil de bon élève ne serait pas possible sans l'implication personnelle de l'élève.. Ce que les formules anciennes de pédagogie de maîtrise n'obtenaient qu'avec des élèves préalablement "motivés" - c'était leur point faible ! - est aujourd'hui réalisé dans de bien meilleures conditions par la prise en compte du concept d'apprentissage vicariant, au point que les enfants comme les adultes ont souvent affiché ouvertement leur satisfaction voire "plébiscité" le système. Le sentiment d'auto-efficacité, né de l'observation des pairs, est rapidement consolidé chez l'élève par le constat de sa propre réussite.La satisfaction manifestée par les enfants touche au plaisir intellectuel et au goût de l'autonomie. Plaisir d'ordre intellectuel que trop d'enfants n'ont jamais eu l'occasion de découvrir, et qui tient selon eux à un facteur essentiel : le droit de pouvoir choisir sa tâche, le droit de choisir le moment de l'exécuter. Car ce parti pris, déjà justifié pour des raisons cognitives, l'est aussi au plan affectif : il permet d'éviter l'expérience douloureuse de l'échec et il aide au contraire à découvrir le plaisir d'un engagement personnel et volontaire dans la tâche.
Pour un éclairage plus "savant" :
Jean Cardinet Importance de l'auto-évaluation