Qu'est-ce que 
l'enseignement EXPLICITE ?

 

 

         "Alors que l'enseignement magistral est axé sur la transmission du contenu, l'enseignement explicite porte principalement sur la compréhension de la matière et son maintien en mémoire. Tandis que, souvent, la pédagogie traditionnelle ne permettra aux élèves de vérifier qu'ils ont compris la matière qu'au moment de la correction, à la fin de l'exercisation, l'enseignement explicite permet à l'enseignant de valider le degré de compréhension des élèves dans l'étape de la pratique guidée.

         C'est d'ailleurs uniquement par une telle démarche de validation que l'enseignant peut s'assurer que les élèves ne mettront pas en application des apprentissages mal compris, pouvant les conduire à développer des connaissances erronées.

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          L'enseignement explicite se préoccupe donc, d'une part, d'activer ou de présenter toute information permettant aux élèves de se construire une représentation adéquate de l'apprentissage, c'est-à-dire de faire preuve de compréhension. D'autre part, ce type d'enseignement fournit également les stratégies, procédures ou démarches facilitant les traitements à effectuer sur la représentation, en vue de produire une réponse de qualité.

         Le questionnement et la rétroaction sont donc essentiels, tout au long de cette démarche d'enseignement, afin de procurer à l'élève le feed-back et l'enseignement correctif dont il peut avoir besoin pour réaliser adéquatement les apprentissages visés. Ces stratégies préviennent le développement de connaissances erronées pouvant conduire directement à  l'échec."

 

[Extrait du rapport canadien : Quelles sont les pédagogies efficaces ? Page 50]

Pour télécharger ce rapport au format PDF :  

« Quelles sont les pédagogies efficaces? »,

En marge de cette définition dont nous voulions souligner l'importance, un petit extrait de polémiques canado-canadiennes sur le sujet :

« Ce serait bien plaisant pour les enseignants de pouvoir laisser les élèves découvrir le monde seul, mais nous n’avons pas le choix de les accompagner dans leur démarche d’apprentissage. Il ne faut pas prendre pour acquis que les jeunes utiliseront les bonnes techniques et qu’ils en savent plus que nous sur certains sujets », soutient Monsieur Girard.

Il admet qu’il ne comprend pas le virage pris par le Québec, qui a complètement mis de côté l’enseignement explicite avec la réforme au profit de la pédagogie de la découverte, dit-il. Cette pratique est pourtant privilégiée par le ministère de l’Éducation ontarien depuis six ans, « et les taux de réussite confirment son efficacité ».

Trop souvent, selon M. Girard, les enseignants mettent de côté l’étape de la pratique guidée. C’est pourtant au cours de celle-ci que l’enseignant peut valider si les élèves ont bien compris les notions enseignées et s’assurer qu’ils ne mettront pas en pratique des connaissances erronées.

« C’est important de prendre le temps de s’asseoir à côté d’un élève et de valider ses acquis. Cela sera payant au bout du compte et pourrait faire la différence entre l’échec ou la réussite de celui-ci », fait-il valoir.