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Pouvoir et Vouloir évaluer
- La culture de l'évaluation
est-elle toujours bien partagée ?
Alors que les évaluations CE2 mettaient
en évidence, à Nouméa, un frémissement encourageant, l'accès
aux résultats des évaluations de sixième, indispensable pour évaluer
l'efficacité du travail poursuivi au cycle 3, nous était
paradoxalement fermé ! Pressions syndicales ? Mauvaise interprétation
des objectifs de l'évaluation ?
L'évaluation relevant de prescriptions
officielles, il nous avait fallu "tirer les clochettes" pour
recevoir enfin, en 1996 les premières
indications intéressantes, aussitôt dûment
analysées.
- En Mai 2010, le rapport PRO ED de
Messieurs Guerin et Mulet précise utilement :
"Il est bon de dépasser les catégories d’évaluation : ce
n’est pas parce que l’évaluation nationale 6ème est «
diagnostique » et ne constitue pas un bilan de l’enseignement
primaire, qu’elle est inutile aux maîtres du cycle 3 auxquels
elle renvoie un miroir."

Dans l'Académie de...
Besançon
En 2004, un rapport de l'Inspection Générale a
signalé les résultats assez exceptionnels de l'évaluation
CE2 dans l'académie de Besançon.
Le rapport ne révélait aucune
"recette miracle", mais il insistait sur les étonnantes
disparités existant entre écoles et entre circonscriptions.
Cette académie ne nous était pas
totalement inconnue.

Les tests qui dérangent
En 2006, la presse
locale a rendu compte des résultats décevants de l'évaluation CE2 en
Nouvelle Calédonie.
Les responsables de l'enseignement ont évoqué à juste
titre les difficiles "réalités calédoniennes".
Un fait dérangeant justifiait le titre
de l'article : la petite école de Touho, contre toute attente, était
la
première de la classe.
L'explicitation de la réussite de l'école
de Touho n'était pas abordée dans l'article de la journaliste.

Le temps des
experts
En 2008 et 2009, les gouvernements
successifs de la Nouvelle
Calédonie ont chargé un comité d'experts
"Pour la promotion de l'Education" de " réaliser
une expertise (diagnostic et préconisations) du système du premier
degré : résultats scolaires, pratiques professionnelles des maîtres
et mise en oeuvre des programmes".
La conclusion de cette expertise est préoccupante :
"Malgré un effort financier
considérable des provinces, et un gros effort d'organisation du
gouvernement , qui a du tout inventer en peu de temps, les
performances des élèves ne se sont pas améliorées"
Le rapport a le mérite d'être
précis et argumenté, ce qui peut conduire a des améliorations
significatives.
Quelques extraits
du rapport, et l'adresse du rapport complet:
http://www.gouv.nc/portal/pls/portal/docs/1/10446006.PDF

Un Grand débat sur
l'école
Simultanément, fut décidée
l'organisation d'un "Grand débat sur l'école" placé sous
le patronage de Monsieur Claude Thélot.
Equation difficile car la jeune
garde de l'A.R.E.S. veille et pose à sa manière, parfois quelque peu
abrupte, des
questions néanmoins pertinentes.
- Méfiance d'abord à l'égard des
"experts issus du système" qui pourraient renoncer à
"entrer dans une critique frontale".
- Mais méfiance non moindre - et plus conforme aux traditions universitaires, sur le fond
sinon sur la forme - à l'égard des démagogues qui iraient jusqu'à nier la
compétence des spécialistes.
L'A.R.E.S. prend donc la défense des spécialistes :
- Ce sont des chercheurs investis de
la nécessité de stopper le gâchis de l'échec scolaire.
- Ils ont diagnostiqué les
difficultés du système et proposent des solutions pour les
résoudre.
- Ils ne doivent d'être devenus des
"spécialistes" qu'à force de recherche et de
travail.
Quoi qu'il en soit, une réflexion sur
l'école se doit d'être large et le public est invité à
participer à la réflexion, de même que les enseignants et les parents
d'élèves. Cela sans préjuger ni de l'issue du débat ni des exigences propres au pragmatisme
inhérent à tout professionnalisme,
Dix huit
questions sont aujourd'hui proposées pour favoriser le débat sur tous les
aspects du problème.

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