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Le problème des
"disciplines secondaires"
en pédagogie de maîtrise

 

Les disciplines dites secondaires, on le sait, sont parfois sacrifiées, à l'école élémentaire, aux exigences des disciplines dites principales.   La responsabilité de cette situation est partagée : longtemps, l'entrée en sixième était prononcée de facto sur les seuls résultats en français et mathématiques; et les Instructions Officielles elles-même attribuaient un horaire plus conséquent aux uns qu'aux autres. Le fait que les disciplines secondaires puisse offrir un bon support au développement de la langue ne suffisait pas toujours à rétablir l'équilibre souhaitable.

Les effets néfastes de cette situation ont à peine besoin d'être rappelés. Privés d'activités épanouissantes qui apportaient un peu de joie dans la classe, les élèves se fatiguent et tendent à désinvestir le travail scolaire : le remède à l'échec scolaire s'avère alors pire que le mal.

La pédagogie de maîtrise entend mettre elle aussi  l'accent sur les acquisitions fondamentales en français et mathématiques, mais elle ne sous-estime en rien l'intérêt des autres disciplines. Elle postule qu'il est possible des renforcer les acquisitions fondamentales mais aussi, grâce à l'hypothèse de Reuchlin, de les accélérer. Elle travaille alors au bénéfice d'un meilleur équilibre général de  la journée scolaire, avec un souci quantitatif et qualitatif du rendement scolaire. Sa devise pourrait être :

Que les enfants soient heureux d'être en classe
mais qu'ils n'aient pas à le regretter plus tard...

Rappelons donc les principes qui dictent notre ligne de conduite :

  1. La P.M. étaye les apprentissages  en français et mathématiques, à la fois pour mieux les assurer et pour les accélérer mais sans tomber dans le forcing.
  2. Gagnant du temps, et apportant au maître un sentiment de plus grande sécurité, elle crée un cadre favorable à un meilleur investissement des disciplines jusqu'ici malmenées, sans préjudice pour les matières "fondamentales", et au bénéfice d'un meilleur profil de futur collégien.
  3. Le rééquilibrage n'est plus alors seulement arithmétique. Il se double d'un rééquilibrage qualitatif, tant pour la qualité de la "vie scolaire" que pour l'ouverture du champ culturel. .

Ceci étant, les maîtres sont libres d'organiser ces disciplines selon leurs préférences.

Certains maîtres choisissent de conserver une formule classique de 'leçons", soit par goût personnel, soit par réalisme : au collège, on le sait, certains professeurs restent très attachés à la formule du "cours" traditionnel, et les enfants doivent y être tous préparés.

D'autres maîtres préfèrent des formules de travail de groupe ou d'ateliers. Certains, conscients de l'intérêt de la formule "fiches" + "bilan", l'adoptent même pour tout ou partie de certains enseignements, en histoire et géographie par exemple. Mais on rencontre même des fiches invitant à confectionner un gâteau, à préparer en groupe une petite scène théâtrale, à réaliser un montage technologique, à préparer l'apprentissage et la présentation d'un chant etc...

Ce sont là deux tendances souvent observées, mais qui n'excluent pas de fréquents panachages, ni même un rapprochement avec les domaine des lectures documentaires évoqué par ailleurs. Dans les fichiers de lecture constitués par les maîtres, il n'est pas rare de trouver des recettes de cuisine ou des projets de "bricolage".

Globalement, la part des disciplines dites "secondaires" s'est toujours quantitativement et qualitativement améliorée dans les classes pratiquant la pédagogie de maîtrise à effet vicariant, y compris en EPS.