Le ministre Luc CHATEL a récemment déclaré que les effets de la Loi d'Orientation du 23 Avril 2005 - issue du "débat sur l'avenir de l'école" qu'avait présidé Monsieur Claude THELOT - ne seront connus qu'en 2023.

"… leur plein effet ne sera mesurable que lorsqu'un élève, entré à l'école maternelle à la rentrée scolaire 2008, date d'entrée en vigueur des nouveaux programmes, aura achevé sa scolarité en Juin 2023, date d'obtention théorique de son baccalauréat."


Si l'on transpose cette analyse au débat engagé en Nouvelle Calédonie et en supposant que les choses aillent vite, un enfant entrant à l'école maternelle en 2011 achèvera sa scolarité en 2026, et nous saurons - alors seulement - si nous avons visé juste.


Le Ministre a cependant précisé qu'il ne s'agissait là que d'un exemple destiné à illustrer " le recul nécessaire pour juger de l'efficacité d'une réforme du système scolaire, mais aussi le besoin de développer des outils intermédiaires d'évaluation pour ajuster les mesures mises en œuvre."

Sage politique – enfin ! - dont notre pays a sans doute manqué depuis vingt ans, comme le remarquait le "Rapport de l'Institut Montaigne" dévoilé quelques jours plus tôt :

"Depuis vingt ans, l'Education nationale n'est pas parvenue à mettre en oeuvre l'organisation en cycles pourtant prévue par le législateur. Bel exemple d'échec majeur de pilotage du système..."

Cette organisation en cycles, la Nouvelle Calédonie l'avait honnêtement testée et sembla même, ici ou là, y trouver son compte. 

A défaut des outils d'évaluation vainement attendus, intéressons nous aux quelques indicateurs dont nous pouvons disposer. En ce qu'ils peuvent valoir, mieux que les parti-pris idéologiques, pour nous aider à progresser.

Pour une culture de l'évaluation...