Educatio.gif (4102 octets)        Ils viennent à l'école pour apprendre...

Ne les écrasons pas ... en classe !

 

Abandonner ce que l'on fait déjà  ?

Ce que vous savez déjà faire et bien faire, vous allez continuer à le faire, mais de façon plus confortable et plus efficace, même si vous êtes déjà un maître chevronné.

La solution que nous avons adoptée nous parait satisfaisante, mais elle n'est qu'indicative. Rien n'interdit de penser qu'elle peut être améliorée, ou que d'autres approches soient possibles, pour exploiter les potentialités de l'apprentissage vicariant.

Pour que l'on puisse parler utilement d'apprentissage vicariant
ou d'apprentissage à effet vicariant, il faut :

  1. Que  soient en présence simultanément, en face d'un apprentissage donné, des enfants qui savent déjà faire et des enfants qui ne savent pas encore faire, des enfants qui ont pris une certaine avance sur d'autres.
  2. Que les savoirs faire des élèves les plus avancés soient rendus "visibles", "lisibles", "interrogeables" pour permettre aux élèves moins avancés de prendre des repères. (Fonction étayante du moment de Bilan)
  3. Que cette avance, dans le domaine précis des apprentissages concernés, reste cependant contrôlée : dans notre approche, la périodicité de trois semaines a été retenue pour permettre les nécessaires évolutions de représentations et éviter les écarts excessifs qui porteraient préjudice à l'unité de la classe et à l'efficacité du travail.

Cette mise en œuvre impose de bien respecter les principes suivants :

  1. On ne cherchera pas à camoufler l'hétérogénéité, mais à la laisser au contraire se manifester pour devenir, sous contrôle, lisible et fonctionnelle. Il s'agit de la rendre fonctionnelle dans un premier temps pour tendre à la résorber dans un second temps.
  2. Les différences de rythmes d'apprentissage ainsi exploitées doivent donc rester contrôlées, en conformité avec les exigences d'un fonctionnement dynamique de la classe et des impératifs d'un enseignement démocratique. L'objectif est de favoriser les apprentissages des élèves lents mais sans porter préjudice aux élèves les plus rapides :

Le recours à l'apprentissage vicariant permet d'initier l'élève à son "métier".  Il l'entraîne à l'auto évaluation et à la gestion de ses apprentissages :

  1. La P.M.E.V., qui utilise généralement des "fiches", relève moins de l'enseignement programmé que d'un apprentissage étayé.
  2. C'est en prenant des repères sur les camarades qui le précèdent que l'élève se fait peu à peu une idée plus précise des diverses tâches à accomplir et qu'il parvient finalement à mener à bien ce qui lui était initialement inaccessible.
  3. Ce faisant, l'élève s'entraîne chaque jour à analyser et à évaluer chacune des tâches qui lui sont proposées. Cet apprentissage de l'auto évaluation est à longue portée. Il va aller de pair avec les apprentissages notionnels : il est à la fois un effet recherché de l'organisation adoptée et le moyen  des apprentissages qui lui sont proposés.
  4. L'enfant en tire très vite une règle de fonctionnement et de gestion de ses  apprentissages. Il va par exemple :

Mettre l'enfant au centre du système ?

La formule a été galvaudée car on ne lui a pas donné sa dimension essentielle : passer d'une classe conçue pour enseigner à une classe organisée pour apprendre, et la formule mérite réfléxion.

Mettre l'enfant au centre de système, ce n'est donc pas le mettre sur un piédestal. C'est respecter bien sûr ses besoins affectifs et notamment son besoin d'accomplissement. C'est donc en faire l'acteur et le pilote de ses apprentissages, et ce ne sont pas là des mots !

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